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LE JAZZ À L’UNIVERSITÉ : Les musiciens 3

16 novembre 2010

Quand les étudiants en saignent (suite)

Ces PERLES D’EXAMENS ont été compilées avec amour par Vincent Cotro, Laurent Cugny, Jacques B. Hess et Philippe Baudoin. Ils vous en garantissent l’authenticité.

NOTE : Les fantaisies orthographiques et la syntaxe hasardeuse voire hautement poétique ont été conservées telles quelles par respect pour leurs auteurs.

Portrait et style des musiciens (de J à Z) :

« Le son d’Ahmad Jamal est passionné et symphonique. »

« Keith Jarrett est l’archétype du performer centripète, rentrant en trance avec son piano qui ne devient rien d’autre qu’un prolongement du corps, chantant ce qu’il joue, plongeant dans les touches tandis qu’une montre et une feuille annotée posées presque ironiquement sur le pupitre, lui indiquent où en est le monde réel par rapport à son morceau. »

Le saxophoniste aveugle Roland Kirk : « Le plus particulier dans le genre musicien hors-convention, est celui qui jouait avec toutes sortes  d’instruments sur lui malgré son handicap. »

« Roland Kirk joue du mandoléon. » (ndlr : du manzello)

« C’est peut-être [Charles ] Mingus qui joue car on entend la peau du doigt. »

« Le trompettiste Jerry Roll Morton fut le disciple de Louis Armstrong, artiste charnière (entre New Orleans et style Chicago). Pureté de la ligne, faible vibrato. »

« King Oliver : trombone, style be bop avant la 2nde guerre. Il a joué dans Rag Tiger avec Duke Ellington. »

« King Oliver (cornée) . »

« King Oliver : vibraphoniste free jazz. »

« Ce n’est que maintenant que nous comprenons [la] musique [de Charlie Parker] ce caractérisant par une soif d’improvisation execivement longue selon ces compatriotes d’orchestre. »

« Le lieder du groupe est Charlie Parker. »

« Charlie Parker improvise en utilisant sont son parkérien. »

« Oscar Petterson serait à l’origine du swing, jouant dans un orchestre à New York et les camarades suivirent son exemple.»

« La clarinette peut faire penser à Michel Portal : style baba-cool post-1968. »

« Sonny Rollins soufflait un peu à côté de l’embouchure. »

« Fats Waller banjoiste free jazz. »

CONTREPÈTERIES, BLAGUES ET CONSEILS À SUIVRE

2 novembre 2010

1. Contrepèteries :

Les solutions sont données tout en bas de cet article.

1. Oscar Peterson est très soul. (PhB)

2. L’ami Laudet  (PhB)

3. Billie Holiday  (Luigi Trussardi)

4. La musique adoucit les mœurs (PhB)

5. Mama Inez  (PhB)

2. Blagues :

Dialogue de sourds entre deux pianistes aveugles (PhB) :

— Ray Charles : I’m beginning to see the light

— George Shearing : So watt ?

3. Conseils à suivre :

Les conseils gratuits de Drôle-de-jazz :

Leaders de big bands touchés par la crise, suivez les conseils des experts en management de Drôle-de-jazz et divisez par deux le coût de vos sections de trompettes et de saxophones :

1. Licenciez la moitié des musiciens de chaque pupitre en cause.

2. Faites acheter l’instrument ci contre aux musiciens restants. Grâce à ce sax-trompette tout en un, vos musiciens alterneront avec bonheur tutti de trompettes et tutti de saxophones, avec moitié moins de personnel !

C’est tout bénéfice.

Dites  merci à Drôle-de-jazz, le sauveur des grands orchestres en difficulté.

 

Sinon il vous reste malgré tout une autre possibilité pour rentabiliser votre énorme potentiel musical :

1. Mettez-vous en faillite et licenciez à contre-cœur tous les membres de votre big band.

2. Regardez attentivement la photo ci-contre.

3. Procurez-vous les ustensiles adéquats.

4. Avec un peu de pratique et grace aux quelques partitions d’orchestre que vous n’avez pas détruites ou vendues sur ebay, vous jouerez bientôt en solitaire Cotton Tail et  Things to Come agréablement et votre “one man band” sera engagé aisément dans les plus grands festivals de jazz de l’été.

 

Merci encore à Drôle-de-jazz, le sauveur des leaders de big bands en difficulté.

 

 

Solutions des contrepèteries :

1. Au s(e)cours, Peterson est très sale !

2. La mélodie

3. Lillie au bidet

4. La musique a dissout les mœurs

5. Mamie Agnès

UNE PINCÉE DE GLOSSAIRE #1

27 octobre 2010
tags :
mots-clés-jazz

Les glossaires de jazz sont une mine inépuisable pour l’amateur d’énormes sottises. Notamment les définitions de termes musicaux qui semblent attirer irrésistiblement ceux qui n’ont aucune connaissance en technique musicale.

Une moisson particulièrement abondante et gratinée dans un seul recueil :

Philippe Margotin et Philippe Paolillo, “Les 120 mots clés du jazz”, livret fourni avec les disques de la série Les Génies du jazz (éditions Atlas, 1990) :

Background : Nappe sonore, improvisée ou non, sur laquelle se tisse un solo.

Ballade : Dans le jazz, la ballade est un morceau langoureux, le plus souvent joué sur un tempo moyen.

Chabada : Onomatopée qu’emploient les musiciens (le plus souvent français) pour marquer le swing.

Feeling : Façon personnelle d’interpréter la musique.

Fake to (littéralement truquer) : S’applique aux musiciens qui ont de l’oreille et qui peuvent improviser un accompagnement.

Funk : Style de jazz basé sur une rythmique binaire avec des thèmes empruntés à l’exotisme.

Gimmick (astuce) : Phrasé qui permet à certains morceaux de sonner différemment.

Hard Bop : […] Style qui se caractérise par l’apport de rythmes afro et par l’éclatement de l’orchestration.

Hot (brûlant): Style de jazz qui recourt à des sonorités puissantes. Le contraire de Straight.

Jazz rock : […] Le jazz rock se caractérise par la qualité du son, des arrangements et par la parfaite maîtrise des instrumentistes.

• Polyphonie : Combinaison de plusieurs sons joués en même temps.

• Rhythm and Blues : Musique noire américaine fondée sur le blues mais qui accentue les temps faibles.

Thème : Développement du dessin mélodique du morceau.

• Verse : Introduction avant la mélodie.

Work Song (chant de travail) : Complainte chantée par les Noirs du Deep South.

à suivre…

LE JAZZ À L’UNIVERSITÉ : Les musiciens 2

27 octobre 2010
Isabelle

Quand les étudiants en saignent (suite)

Ces PERLES D’EXAMENS ont été compilées avec amour par Vincent Cotro, Laurent Cugny, Jacques B. Hess et Philippe Baudoin. Ils vous en garantissent l’authenticité.

NOTE : Les fantaisies orthographiques et la syntaxe hasardeuse voire hautement poétique ont été conservées telles quelles par respect pour leurs auteurs.

Portrait et style des musiciens (de D à H) :

« Miles Davis avait une particularité : il jouait la plupart du temps de dos, ce qui lui donnait une sonorité toute particulière. »

« Miles David possède un son de saxophone unique. »

« Miles Davis joua avec les Hot Five, Charlie Parker et Fats Waller et ses Messengers. »

« Les solos ne sont pas collectifs (or le premier musicien à avoir joué des solos seul est Miles Davis). »

« On peut entendre des imperfections au niveau du soufflement de la trompette (…) signe que l’instrument est joué par Miles Davis. »

***

« Duke Ellington est un véritable bourreau de travail, acharné, méticuleux, c’est le “P.D.G. du jazz”. »

« Le trompettiste Duke Ellington qui fit grogner, gémir son instrument ainsi que les musiciens avec lesquels il jouait. »

« Dans les années 60, Ellington va défragmenter son jeu. »

***

« Ella Fitzgerald, pourtant dotée d’une verve sans pareille, reste réservée et inerte. »

***

« André Hodeir est revenu depuis trois ans dans la capitale où il reprend au Conservatoire de Paris ses études musicales complétées par des cours d’harmonie, de contrepoint et de fugues ».

« André Hodeir, en tant que musicien sait ce qu’il dit, mais la preuve qu’il donne dans cette citation ne me semble pas entièrement recevable. »

***

« Billie Holiday n’est pas simplement bonne chanteuse, elle avait aussi un côté socialiste. »

à suivre…


LE JAZZ À L’UNIVERSITÉ : Les musiciens 1

20 octobre 2010

Quand les étudiants en saignent

Ces PERLES D’EXAMENS ont été compilées avec amour par Vincent Cotro, Laurent Cugny, Jacques B. Hess et Philippe Baudoin. Ils vous en garantissent l’authenticité.

NOTE : Les fantaisies orthographiques et la syntaxe hasardeuse voire hautement poétique ont été conservées telles quelles par respect pour leurs auteurs.

 

Portrait et style des musiciens (de A à B) :

« Armstrong n’hésitait pas, quelquefois dans le style jungle à faire preuve d’humour et à être le bout-entrain. »

« Le premier cornetiste est très certainement Louis Armstrong, qui était un grand professionel du swing. Installé à San Francisco, il est venu à New York pour jouer dans l’orchestre de jelly Roll Morton, et a su transmettre a cette orchestre de moyenne formation, une grande maitrise du swing qu’il n’avait pas. Il est, ensuite, retourné à San Francisco. »

« Une des œuvres les plus connues (et enregistrées) de Louis Armstrong est “Hot Five”, qui marquera le sommet de sa gloire et la chute du style New Orleans. »

« Armstrong improvise, et en sortent un nombre de notes incommensurable par rapport au temps. »

« Louis Armstrong joue avec une anche de 5. »

« Luis Armstrong en est l’interprêtre. »

***

« L’orchestre de Count Basie (surnommé le compte) . »

« Avec Basie on entend le saxophoniste ténor Nestor Young et le batteur Sonny Peigne. »

« Il est possible que la chanteuse soit Basie dont la voix ressemble beaucoup à celle d’Ella Fitzgerald. »

« C’est Count Basie qui, le premier, intégrera des musiciens noirs dans son big band. »

à suivre…

LA CONFRÉRI(R)E DES INTELLOS (suite)

19 octobre 2010

Comment devenir un “Intello” du jazz :

Travaillez votre langage :

1. Remplacer les mots simples par des mots savants :

• N’écrivez pas : “Introduction à l’étude de la beauté dans le jazz.”

• Mais plutôt : “Prolégomènes à l’esquisse d’une esthétique jazzistique.”


2. Remplacer un mot par une périphrase :

• N’écrivez pas : “Les pianistes inclassables.”

• Mais plutôt : “Les pianistes dont l’esthétique résiste à toute tentative taxinomiste.”


3. Trouvez les mots adéquats:

• Ne dites pas d’un musicien: “Il ne joue pas très juste”

• Mais plutôt : “Il maîtrise parfaitement les inflexions microtonales, ce qui donne à son phrasé une expressivité puissante, mais sans heurts.”


4. Quand vous maîtrisez les paragraphes précédents apprenez l’art de manier la citation : lisez les philosophes, les sémiologues, les linguistes, etc, et citez-les le plus souvent possible :

• Ne dites pas trivialement comme Art Blakey : “Qui a besoin des mots, mon pote, puisqu’on a le message.”

• Mais écrivez plutôt : “Comme Barthes l’a souligné après Benveniste, la musique relève du sémantique et non du sémiotique.”

• Vous pouvez aussi ajouter pour bien vous faire comprendre : “En ce sens elle touche directement au corps, c’est-à-dire au référent. La distinction signifiant/signifié n’y a aucune place.”

Le paragraphe 4 emprunte quelques formules à Philippe Méziat,
in “Jazz Magazine” N° 608 – Octobre 2010, p. 69.

L’ORCHESTRE INTERNATIONAL DE JAZZ

25 septembre 2010

dirigé par Jim Atlas

  • Il comprend dans ses rangs : Joe Albany, Oscar Aleman, ….
  • Danny Barcelona, Jimmy Cleveland, Israel Crosby, Sonny Dallas, Wallace Davenport, Sidney DeParis, Bill English, Jim Europe, Dave Holland, Julie London, Houston Person, Madeleine Peyroux, Ben Pollack, Ike Quebec, Sal Salvador.
  • Repêché de justesse : Dom Frontiere.
  • Eliminé pour xénophobie : Louis Chauvin.

Quels jazzmen faut-il inviter pour être sûr de bien dîner ?

25 septembre 2010
  • Quelques heures avant : John Frigo et Junior Cook.
  • Pour l’apéritif : Joe Marsala, Ricard Alexis et Peanuts Holland.
  • Pour les entrées : Jo Bouillon, Louis Bacon, Artie Shaw, Leroy Vinnegar et Art Pepper.
  • Poissons et crustacés : Ray Brown, Vincent  Herring, Sonny Truitt, Ken Moule.
  • Plats principaux : Kid Ory, Fred Frith, Potato Valdes, Sylvain Beuf,  Chu Berry, Eddie Lang.
  • Pour le couscous : Bireli Lagrène et Harissa Franklin,
  • Vins : vous avez le choix, mais ne convoquez pas Wilson Pickett.
  • Fromages : Conte Candoli ou Paolo Conte. Desserts : Gato Barbieri, Cyrus Chestnut, Orange Kellin, Marty Paich et Melba Liston,  Jelly Roll Morton, Dick Cathcart, Don Cherry, Betty Roché et Ray Gelato.
  • Après le repas : Ed Cuffee.
  • Et quand tout le monde est parti, assurez-vous les services de : Wessell Anderson et Vess L. Ossman. *

Un dernier conseil : Ne pas inviter Nino Rota, car il ne sait pas se tenir à table, d’ailleurs ce n’est même pas un jazzman.

LA CONFRÉRI(R)E DES INTELLOS : le Pluriel

25 septembre 2010

Il ne s’agit nullement de stigmatiser les intellectuels, mais de mettre en exergue les instants délicieux où certains d’entre eux dérapent et se transforment en “intellos”.

Un mot singulier chéri par nos amis Intellos : Ici, c’est l’accumulation qui est drôle.

3 – Le « PLURIEL »

“Qu’en est-il des caractéristiques de ce style gaiement pluriel, dont l’essentiel n’en finit pas de tourner autour du blues?»  plus loin : «à l’encontre d’une conception bornée du jazz réduisant son évolution plurielle à une histoire purement linéaire, pour mieux la compartimenter”.

Jean-Pierre Moussaron, article sur Von Freeman,
dans “Jazz Magazine”, novembre 1993

***

“Tous les possibles sont à dire. On se trouve ici aux confins d’un univers polyrythmisé et diablement pluriel, évitant l’irrémédiable bascule par un recentrement in extremis des activités fractionnelles multiples de la main droite. […] A la toute fin, la senestre rejoint la dextre dans la plénitude d’un Do serrure dont notre chevalier des touches retrouve la clé apaisante, domptant enfin son propre fracas émotionnel.”

Jean-Christian Mollitaron, “Jarrett ou l’esthétique d’un certain romantisme jazzé”
in “Univers esthétique III”, juillet-août,1994.

 

Devantures Jazz #1

25 septembre 2010

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En partenariat avec le blog DEVANTURES

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